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jeudi 10 novembre 2011

De l'agitation...

Voila le mot qu'ont préféré employer les enseignants au cours du Conseil d'école : "je ne qualifierais pas ces enfants de violents, mais d'agités. La violence c'est à la Goutte d'or par exemple, où les élèves frappent les instituteurs."
CQFD.
Lorsque les enfants se tapent entre eux, ils sont agités. Lorsqu'ils tapent un instit, ils sont violents...

Quant à l'enseigante en éducation (?)qui a plusieurs fois demandé à la maman de la petite fille qui est passée sur le billard il y a 3 semaines de se calmer, je n'avais qu'une envie....
Elle nous a aussi rappelé que l'école était un lieu dont l'objectif était l'enseignement et pas de régler les problèmes des interclasses!!!!!

Sans compter que le représentant de la Mairie n'avait pas jugé utile de se déplacer ce soir là car prévenu trop tard! Il est vrai que l'accident s'est passé entre 11 h 30 et 13 h 30, l'interclasse durant laquelle c'est la mairie qui est responsable!

Bref, c'est pas gagné.

Du coup, j'ai souris en lisant les nombreuses pages consacrées à l'école dans le journal du 13ème : au vu de tout ce que la Mairie propose (ateliers bleus, surveillance active des devoirs à l'étude, égalité des chances etc etc), nos demandes vont sans doute aboutir sans difficultés!
J'irais avec le journal sous le bras à mon RV à la Mairie...A suivre.

mardi 8 novembre 2011

La violence à l'école

Sujet bateau, sujet tabou aussi apparemment...
Alors qu'une fillette de 7 ans s'est fait bousculée si violemment par un élève dans la cour de récréation, au point de se retrouver à Necker quelques heures aprés, avec un crâne trépané, ce qui lui a sauvé la vie, je me pose de nombreuses questions.
Tout d'abord, comment se fait-il qu'aucune communication officielle n'ait été faite sur cet accident auprés des parents?
Ensuite, il semblerait que le Directeur de l'école ait tout fait pour dissuader les parents de porter plainte et ne les a pas soutenu dans leurs démarches pour tenter d'améliorer et de sécuriser le déroulement des inter-classes...Faute de soutien, les parents sont intervenus directement auprés de la Mairie qui a nommé une personne à temps complet pour accompagner la petite fille blessée à l'école...Evidemment, il faut savoir que l'accident s'étant passé pendant l'interclasse, c'est la mairie qui est tenue pour responsable!
Une mesure d'urgence qui répond à l'attente des parents certes, mais qui ne résout pas le problème de la violence qui règne durant ces interclasses.
Ce soir a lieu le Conseil d'école : ce sujet va sans doute monopoliser la soirée...J'espère que nous sortirons avec des propositions de solutions!

jeudi 29 septembre 2011

L'égalité professionnelle hommes/femmes : vaste sujet!

La signature d'un protocole sur l'égalité professionnelle des hommes et des femmes est devenue obligatoire théoriquement dans les entreprises depuis 2001...Au boulot, nous sommes en train de réfléchir à ce qu'il pourrait contenir  : il était temps!
Il est vrai qu'en soi, les femmes n'ont pas à se plaindre chez nous : nous avons 20 jours de RTT, les temps partiels ne sont pour ainsi dire jamais refusés, et, grâce à l'obligation de pointer, nous pouvons arriver et partir à l'heure que nous voulons (présence obligatoire de 10h à 15h30)...
Mais l'égalité professionnelle ce n'est pas ça : l'objectif est d'avoir les moyens de tenir des postes à responsabilités, en continuant à gérer la vie de famille. Car, toutes les études le confirment, ce sont encore et toujours les femmes qui assurent l'intendance à la maison, c'est à dire les enfants, le ménage et les courses...
Et c'est là que le bât blesse, car chez nous comme dans la plupart des entreprises en France, la culture du présentéisme joue à fond! Les réunions commencent à 10 heures et se terminent parfois à 19 ou 20 heures...Le rythme d'une mère de jeunes enfants étant plutôt 8 h-17 h, elle est tout de suite mise de côté lorsqu'il s'agit de promouvoir ou de recruter des managers. Cette tendance est symptômatique chez nous, puisque sur 10 recrutements de cadres sup l'an dernier, 9 ont été des hommes : Bravo!

Il ne faut pas se leurrer, ces protocoles sont truffés de bonnes intentions qui pour la plupart ne seront pas appliquées. Mais, en tout état de cause, il est bon d'en discuter et de faire prendre conscience qu'il n'est pas naturel que ce soit les femmes qui sacrifient leur vie professionnelle alors qu'il serait simple d'organiser le travail en fonction des contingences familiales. Des idées simples et adaptées au rythme de travail parisien : une crèche d'entreprise, une participation financière pour rémunérer la baby sitter qui récupère les enfants à l'école, la possibilité de travailler chez soi par exemple.
L'idéal serait d'arriver à un consensus à la scandinave qui a réussi à contrer cette culture du présentéisme typiquement masculine qui préserve l'entreprise des contingences de la vie familiale...Dommage que nous en soyons si éloigné en France, alors que je reste persuadée qu'il y a des tas de pères qui aimeraient aussi pouvoir voir leurs enfants en semaine!

mardi 20 septembre 2011

jeudi 15 septembre 2011

Mais comment font-elles...

les mamans pour ne pas péter un plomb?
La rentrée a eu lieu le 5 septembre et je suis déjà épuisée par le rythme : levée à 7 heures pour partir au boulot à 7 h 30.

Départ du boulot à 17 h 15 pour arriver devant l’école à 18 heures récupérer les enfants.

Cahiers de correspondance à vérifier, faire faire les devoirs (oui au CP déjà !!!!!!!)…Il est 18 h 45 ! Il est temps de préparer à manger, faire prendre le bain etc etc jusqu’à 20 h 30, heure du coucher.

Et tout ça, 5 fois par semaine !

Au secours, je craque déjà de ne pas avoir une seule minute à moi. L’an dernier je ne travaillais pas le mercredi, et cette journée était une oasis de calme et de repos…Certes je récupère 20 jours de RTT par an et les enfants parlent allemand tous les mercredis, mais au bout du compte je regrette cette journée privilégiée que je partageais avec eux.

Pour tenter de remédier à ce stress qui m’empêche de dormir, je cherche une baby sitter pour récupérer les enfants à 16 h30, afin que je puisse rentrer l’esprit tranquille chez moi pour 18 h 30 et me faire une sortie par semaine…Pourvu que ce soit la bonne solution...

jeudi 8 septembre 2011

Premier mercredi travaillé....

Une nouvelle année scolaire commence et j'ai eu mon premier mercredi travaillé depuis 1 an!
Dur de lever les loulous le mercredi matin, de leur faire prendre le métro aux heures de pointe!
Heureusement, la journée à la mini école allemande leur a beaucoup plû!
Ils étaient épuisés mais contents...

lundi 22 août 2011

Aprés la femme-objet....

...la petite fille-objet!
Quel manque d'imagination de la part des publicitaires!

lundi 15 août 2011

15 août

Déjà la fin des vacances pour les écoliers berlinois qui font leur rentrée aujourd'hui!
Ils n'ont que 6 semaines de vacances en été, mais il faut bien avouer que leurs journées sont bien moins fatigantes que celles des écoliers parisiens...De la faute des mamans bien sûr qui ne peuvent aller chercher leurs enfants à 16 h 30 car pour la plupart, elles travaillent encore à cette heure là...De la faute d'une société qui ne fait rien pour que les papas aussi se sentent un peu coupables de laisser leurs enfants en collectivité jusqu'à 19 heures dés leurs 3 mois!
Coupables, mais surtout en manque de profiter de leurs enfants tant qu'ils sont encore petits, tant qu'ils ont encore besoin, mais surtout envie de nous voir arriver à 16 h 30!
Cette année je reprends à temps complet, et je m'en veux un peu de ne plus rester avec eux tous les mercredis. J'aimais bien cette journée au milieu de la semaine, où le temps était suspendu, où nous prenions le temps de dessiner, de peindre, de faire des gâteaux, de regarder un DVD, d'aller à une expo, de voir une pièce de théâtre, de goûter chez des copains et finir la journée au square avec les copains...
En contrepartie, je passerais 2 semaines de vacances en plus avec eux, et j'essaierai d'organiser leur semaine et mon emploi du temps pour qu'ils restent au maximum 2 jours par semaine à l'étude le soir et puissent quitter l'école à 16 h 30...avec l'aide d'une baby sitter!
Cette journée du mercredi sera désormais consacrée à l'apprentissage de l'allemand...Je me dis qu'au pire, si cela n'est pas satisfaisant, je pourrais toujours me remettre à temps partiel l'année scolaire prochaine...
Mais revenir à temps complet, c'est, outre être mieux payée, c'est aussi retrouver des possibilités de promotion, car le temps partiel est un frein quasi insurmontable à l'évolution de carrière...
Mon planning hebdomadaire est prêt...J'espère qu'il ne va pas être trop stressant à tenir, car l'objectif est de concilier un boulot à temps plein et des enfants à récupérer à 16 h 30 le vendredi et 17 h 30 le mercredi...Que j'envie la tranquillité d'esprit de la grande majorité des mères allemandes bien que que sache que leur système est loin d'être la bon!

jeudi 4 août 2011

Les enfants

Les Allemands se réveillent (enfin !) : ils viennent de s’apercevoir qu’ils ont à peine 16% de leur population qui est mineure et que dans 50 ans ils ne seront plus que 65 millions (au lieu de 80 aujourd’hui).


Leur réveil est purement égoïste d’ailleurs : qui va s’occuper de nous quand nous serons vieux et payer nos retraites !

Ceci dit, vu le pragmatisme allemand, ils vont certainement trouver une solution…

mardi 7 juin 2011

La balançoire


Sans doute un caprice d'enfant, mais Garance et Gustave se réjouissent tellement d'avoir bientôt une balançoire dans leur appartement ("comme chez Juliette et Chloé"), que nous ne résisterons pas!

mardi 24 mai 2011

Idée de chaise pour Gustave et Garance

Gustave et Garance sont toujours mal installés à table.
Cette chaise Ikea à 39 euros serait peut-être la solution?

La solitude des nombres premiers

Je viens de dévorer le bouquin de Paolo Giordano.
Ce roman m'a tenu aux tripes par sa noirceur et son obsession à ne pas vouloir aller au "happy end".

Les deux héros, Mattia et Alice sont définitivement seuls et n'arrivent pas à se sortir de cette solitude qui leur fait mal et les rassure en même temps.
L'auteur décrit cette incapacité à vivre normalement en réponse à l'incapacité des parents, père et mère, à écouter, à voir, à répondre à la souffrance de leur enfant.

Il est vrai qu'il est difficile de se mettre à la place de son enfant : d'un côté on ne veut pas qu'il souffre mais on ne souhaite pas non plus en faire un enfant gâté n'ayant aucun effort à faire pour obtenir ce qu'il veut. On souhaite lui inculquer le goût de l'effort, tout en lui évitant la souffrance de la déception; on souhaite lui faire faire ce qu'on aurait aimé faire, on souhaite qu'il réussisse. Mais, inconsciemment ou pas, il est notre faire-valoir; nous aimons être fiers de lui, tout en  lui disant qu'on l'aime tel qu'il est, on exige beaucoup de lui, tout en souhaitant le préserver.

On veut tout et son contraire : un enfant sûr de lui mais obéissant, un enfant précoce mais joueur, un enfant câlin mais autonome...

On se pose sans doute beaucoup plus de questions sur l'éducation de nos enfants que ne le faisaient nos parents; On ne souhaite pas être permissif comme les soixante huitard, mais pas autoritaire non plus comme la génération précédente.

On s'efforce tant que mal de les épanouir sans les stimuler, de les encourager sans leur mettre de pression, de les instruire sans les gaver, de les rendre polis sans les terroriser etc etc

La nature est bien faite cependant: en tant que parent on a le temps d'apprendre à aimer assez nos enfants pour les accepter tels qu'ils seront et leur offrir le plus d'amour, d'attention possible pour qu'ils parviennent à devenir des adultes heureux et épanouis.

Le tout est de réussir à percevoir au bon moment qu'il faut parfois savoir les écouter et comprendre leur douleur même s'ils ne savent pas l'exprimer par des mots.

Pourquoi le père d'Alice tenait-il tant à ce que sa fille aille skier dans le froid et le brouillard, alors que manifestement ces leçons de ski étaient une souffrance et une torture pour elle?

Pourquoi la mère de Mattia n'a t elle pas compris que son enfant n'en pouvait plus de ne pas exister autrement qu'avec sa jumelle handicapée?

Les parents oublient-ils si vite leurs terreurs d'enfants?

jeudi 31 mars 2011

L'amour maternel


J'ai toujours aimé mes enfants. Je me souviens encore de l'émotion que me procurait  leur odeur lorsqu'ils étaient BB, alors même que j'étais si épuisée et si mal dans ma peau.

A cette époque là, je ne pouvais m'imaginer qu'un jour j'apprécierais tant ces mercredis en leur compagnie, qu'un jour j'en viendrais à plaindre les mères et les pères qui n'ont pas vécu des instants comme ceux là.
Un jour de vacances par semaine: c'est exactement comme cela que je considère le mercredi. Jamais de contrainte : pouvoir se lever sans réveil, prendre tranquillement son petit déjeuner , les laisser jouer ou entreprendre quelque chose avec eux : un jeu de société, de la peinture, de la pâtisserie...Puis, l'aprés-midi, aller au théâtre, au cinéma, à l'opéra et finir au square ou au goûter avec des amis.

L'année prochaine, les mercredis n'auront sans doute plus ce parfum de vacances : il y aura une activité organisée, des devoirs à faire sans doute....
Il s'agit donc de profiter pleinement de ces instants précieux où je regarde mes enfants grandir, rire, si émouvants dans la beauté de leur enfance.
Je sais combien ces moments sont furtifs et impossibles à retenir, mais ils sont si merveilleux que je comprends désormais pourquoi pour tant de gens les enfants donnent leur sens à la vie.

dimanche 13 mars 2011

"Les grandes personnes" de Marie N'Diaye

Quoique fassent les parents pour rendre leurs enfants heureux, ils peuvent devenir des adultes malheureux, suicidaires, pervers. "Les grandes personnes" est un texte écrit par une mère qui observe ses enfants devenir des adultes et qui malgré tout l'amour et l'attention qu'elle a pu leur donner, malgré tous les rires et bonheurs qui ont jalonné leurs premières années d'existence, sont confrontés petit à petit aux difficultés de la vie. Aux premiers chagrins d'amour, aux premières déceptions parentales, aux premières questions sur le sens de leur vie, à la nécessité de s'affirmer et d'exister par eux-même.

Chaque jour, en regardant mes enfants rire et jouer, je sais déjà que très vite cette insouciance les quittera, plus ou moins selon leur tempérament, mais ils n'y échapperont pas. Je sais aussi que tous ces moments de joie et de complicité que je partage avec eux sont des moments précieux mais égoïstes car ils ne sont pas la garantie de leur bonheur futur, ni de leur équilibre.

Comme le décrit Marie N'Diaye dans sa pièce, même des parents apparemment équilibrés et qui pensent faire au mieux pour le bonheur de leur enfant peuvent engendrer un monstre. Tout le bonheur du monde n'empêchera pas un enfant de devenir assez malheureux pour se suicider.

Les grandes personnes font souvent du mieux qu'elles peuvent, mais elles ne peuvent pas grand chose, elles même confrontées à leurs propres démons.

Ce n'est pas pour autant que Marie N'Diaye dédouane les grandes personnes de leur culpabilité...Elles seraient donc coupables, sans être responsables. Ainsi, le maitre d'école, une fois devenue grand et malgré des parents aimants, détruira la vie d'enfants en devenant pédophile et en étant protégé par le non-dit des autres grandes personnes.

Le texte est magnifique, la mise en scène également.
A voir absolument au théâtre de la Colline!

PS : Télérama a moyennement aimé.

lundi 27 décembre 2010

Le mythe de Noël

Lorsque Gustave et Garance sont nés, je me suis demandée si j'allais leur faire croire au Père-Noël. Thierry et moi sommes rapidement tombés d'accord pour continuer la tradition. Aprés tout, presque tous les enfants croient au Père-Noël, que ce soit en France ou en Allemagne, nous même avons crû au Père-Noël et n'avons pas souvenir d'avoir été traumatisés en apprenant que toute cette histoire était une pure invention...La croyance au  Père-Noël contribue à la magie de Noël, car une fois qu'il n'y a plus d'enfants pour y croire dans une famille, à quoi bon fêter Noël si on n'est pas croyant. Certes, c'est une tradition, la preuve de notre appartenance à une culture commune, un partage, mais,  sans l'aspect religieux, cela se transforme facilement à un simple passage obligé annuel où on se baffre, on boit et on reçoit des cadeaux souvent tous plus inutiles les uns que les autres.

Gaëlle est la première personne que je rencontre qui a décidé de ne pas faire croire au Père-Noël à ses enfants. Je comprends son point de vue, car elle croît en Dieu, elle peut donc fêter Noël car elle fête Jésus ce jour là et la croyance au Père-Noël n'est pas nécessaire...Pour nous autres, la croyance au Père-Noël est un bon prétexte pour continuer à respecter cette tradition...

L'an prochain je resterais chez moi pour fêter Noël, dans le calme et la sérénité, avec mes enfants qui croiront pour la dernière fois à ce fameux Père-Noël!